Provoquer
ses menstruations quand on l'a décidé et agir sur ses douleurs ou
ses cycles irréguliers. Gérer sa contraception naturellement, sans
pilule.
Une utopie, tout ça ?
Pas du tout, grâce à la Danse de l'Utérus.
La première fois que j'ai entendu parler de cette gymnastique de
l'utérus, je n'a pas hésité une seconde : j'ai sauté dans l'avion
pour Paris. Cela se passait il y a une quinzaine d'années. J'avais
devant moi une gynécologue d'Israël, Reouma Cohen, qui nous faisait
contracter l'utérus sur des musiques de danse rythmées et sensuelles.
En compagnie de femmes, je découvrais l'effet de la Danse de l'Utérus
sur ma féminité : j'avais l'impression que mes ovaires venaient
d'éclore et qu'un grand feu s'allumait dans mon ventre. Et ça marchait !
Après trois jours de cette gymnastique génitale, beaucoup d'entre
nous étions déjà menstruées, avant la date prévue.
C'est ainsi que j'ai appris qu'on peut agir sur ses cycles, sans
aide extérieure, dans l'intimité de la maison, et qu'on peut entraîner
son utérus comme tous les autres muscles du corps. Des milliers
de femmes à travers le monde ont pu, comme nous, rétablir en quelques
semaines leur régularité menstruelle sans avoir recours à des hormones
de synthèse ou à de longs traitements pénibles et coûteux, lourds
d'effets secondaires. Avec la Danse de l'Utérus on peut contrôler
ses douleurs, régulariser un flux menstruel trop abondant, des règles
absentes ou trop rapprochées, faire fondre les kystes et les fibromes,
renverser des cas d'infertilité et retrouver une meilleure libido.
Il peut aussi s'agir, tout simplement, d'une méthode contraceptive
naturelle ou d'une façon de conserver une bonne santé psychologique.
Ses fondements
La stagnation sanguine des organes génitaux
féminins favorise l'apparition et la croissance
de kystes et de fibromes, qui conduisent à des
thérapies hormonales risquées ou à des
chirurgies radicales. Les mouvements de
contraction et de détente de l'utérus et des
muscles du petit bassin accroissent le taux
d'oxygène, multiplient par quatre la
vascularisation génitale, tonifient les
abdominaux et régénèrent l'équilibre hormonal.
En fait, si on connaît déjà l'influence
qu'exercent les émotions, la lune, les
changements de saison et les variations de
lumière du jour et de la nuit sur nos cycles,
beaucoup de femmes ignorent encore qu'on peut
agir sur le système hormonal par de simples
exercices. On le constate pourtant chez les
athlètes féminines qui souffrent souvent
d'aménorrhée.
Aviva Steiner, l'instigatrice de la Danse de l'Utérus, en
a fait la preuve en démontrant, preuves médicales à l'appui, l'efficacité
de ce jogging de l'utérus. Elle a d'ailleurs reçu de nombreux témoignages
de satisfaction. En 1972, le Centre de recherche et d'information
de Tel-Aviv a approuvé la méthode d'Aviva Steiner comme un « programme
d'exercices provoquant et régularisant les menstruations ».
En 1974, le Dr Winternitz, endocrinologue américain, auteur de Physical
Exercises in Internal Medicine, Endocrine Aspects, reconnaît
avec enthousiasme l'efficacité de la Danse de l'Utérus.
Pour les gynécologues français Rubin et Dumollard, « ces exercices
améliorent la nutrition du petit bassin et créent ainsi une meilleure
défense locale contre une anomalie. […] Un organe bien vascularisé
en est un qui fonctionne bien, lorsqu'il y a sérénité gynécologique,
il y a sérénité psychologique, et inversement. »
En deux temps, trois mouvements
On peut apprendre la Danse de l'Utérus en peu de temps. Les
besoins de chaque femme déterminent les séries d'exercices simples
qui leur conviendront. Une séance se déroule au son d'une musique
rythmée et débute par des mouvements d'échauffement et d'assouplissement.
Le tout évoque une danse africaine où l'ensemble du corps est mis
à contribution, même si l'efficacité de la méthode repose sur une
suite d'exercices spécifiques des muscles du petit bassin.
Après avoir été pendant six ans l'apprentie de Reouma Cohen, et
après avoir enseigné la Danse de l'Utérus à plus de 450 femmes,
j'ai moi-même personnalisé la méthode tout en l'intégrant à mon
approche globale pour la santé des femmes. En apprenant à diriger
la respiration dans notre bassin, nous arrivons ensuite, avec ces
exercices, à mieux sentir et habiter nos organes internes. C'est
un outil puissant qui nous rebranche à nous-mêmes et à des dimensions
insoupçonnées de notre vécu féminin. En cultivant cette nouvelle
relation à notre corps, on se redonne une autonomie en matière de
santé gynécologique.
Bref, la Danse de l'Utérus nourrit chaque femme en fonction
de ses besoins spécifiques. Ce n'est ni un remède ni une technique,
mais bien un autre outil à notre disposition pour habiter et apprivoiser
notre corps. Un outil naturel, peu exigeant et sans effets secondaires.
Profitons-en !
Applications de la Danse de l'Utérus
Pré-requis
- Avoir envie de faire des exercices.
- Avoir la discipline pour les poursuivre.
- Consacrer aux exercices de 15 à 45 minutes,
entre 1 fois par jour et 1 fois par mois,
selon chacune.
Menstruations
- Premières règles (puberté).
- Écourter ou allonger le cycle.
- Régulariser le cycle.
- Ramener les règles absentes (aménorrhée).
- Pertes entre les règles (leucorrhée).
- Douleurs et crampes menstruelles.
- Règles abondantes ou hémorragies.
Ovaires, utérus
- Kystes.
- Fibromes.
- Endométriose.
- Descentes, prolapsus, rétroversion de
l'utérus.
Régulation hormonale
-
Après la prise de la pilule.
- Après toute thérapie hormonale.
- Après la grossesse.
- Après un traumatisme physique ou psychique.
- SPM (œdème, gonflement
des seins, irritabilité, dépression, etc.).
- Ménopause (chaleurs, palpitations,
sécheresse vaginale, sautes d'humeur, etc.).
Fertilité et grossesse
- Fixer la date d'ovulation.
- Tonus utérin.
- Crampes utérines.
- Pertes et hémorragies.
- Infertilité.
- Fausses couches répétées.
- Régularisation de la sécrétion de lait.
Sexualité
- Conscience de son corps.
- Libido.
- Intensification du plaisir.
- Lubrification.
- Anorgasmie.
Autres
- Prise de poids de cause hormonale.
- Descente de vessie.
- Constipation.
- Stress, dépression.
- Anorexie, boulimie.
- Varices.
- Hémorroïdes.
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